L’installation
est à peine achevée lorsque survient la défaite
de 1940. Le bureau d’études comme les ouvriers freinent au
maximum la production tout en préservant l’outil de travail.
Louis Bréguet héberge son ami l’ingénieur René
Leduc et son extraordinaire avion en construction. Le Leduc 010
semble tout droit sorti d’un ouvrage de science-fiction. C’est un
statoréacteur : un propulseur à réaction sans
aucune pièce mobile. Leduc parvient à dissimuler à
l’occupant les possibilités réelles de cet appareil.
Terminé après la Libération, il sera essayé
à Toulouse. Sa vitesse ascensionnelle est phénoménale
mais en vitesse pure il est bloqué par un phénomène
méconnu alors : le mur du son.
La post-combustion des avions de combat actuels comme du Concorde
utilise le principe du Leduc.
Après
la Libération, Bréguet essayera le Vultur, un avion
embarqué pour la Marine sur la piste de Montaudran, puis
l’Alizé et enfin les Atlantic de patrouille maritime.
Puis ce
sera le transfert à Colomiers et la vente de l’usine à
diverses sociétés.
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Le Leduc 010
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